Découvrez l'Assemblée Nationale

Pour comprendre comment fonctionne l'Assemblée Nationale et ce que les députés y font, regardez cette vidéo de présentation officielle.



Faire de la France un champion international de la robotique et des systèmes intelligents

En tant que député, et donc législateur, il est de mon devoir de faire remonter des idées pour redessiner notre paysage légal afin qu'il réponde aux besoins du monde d'aujourd'hui et de demain.

 

Cette étude a été co-réalisée avec Catherine Simon (expert en robotique).

 

Fort de mon souhait d'innover dans la manière de faire de la politique, nous avons auditionné plus de 100 acteurs du secteur de la robotique et de l’intelligence artificielle pour recueillir leurs propositions.

Plus qu’un état des lieux, nous en avons fait une synthèse dans laquelle nous détaillons propositions et ambitions, pour faire de la France un champion international de la robotique et des systèmes intelligents.

 

 

7 raisons d’y croire, 5 propositions, 3 enjeux politiques

 

La robotique apporte des solutions à l’inflexion du Monde que nous vivons. Les robots, loin de mettre en danger les emplois, augmentent les capacités des êtres humains, tant dans leur vie personnelle que professionnelle.

Ce secteur représente une triple opportunité pour la France : une position majeure dans la redistribution des cartes de la production industrielle, une occasion de révéler ses capacités d’innovation, une amélioration du quotidien des français.

Autant de raisons de croire en nos atouts et d’affirmer une volonté politique de faire partie des champions du secteur.

 

7 RAISONS D’Y CROIRE, LES ATOUTS FRANÇAIS

Le bilan français est souvent caricaturé par un état des lieux déceptif :

  • -  le pays est classé 18ème mondial en terme de densité robotique avec 132 robots pour 10 000 ouvriers,

    à comparer à 631 pour la Corée du Sud, 309 pour l’Allemagne ou 185 pour l’Italie ;

  • -  la croissance de 16% du secteur en France est largement en dessous de la moyenne mondiale

    supérieure à 30% ;

  • -  la France n’est présente qu’avec un seul constructeur, à capitaux suisses de surcroît, Staubli, dans le

    top 10 mondial des fabricants de robots industriels totalement dominé par les japonais...

     

  • Face à ce constat réducteur et conjoncturel, la France dispose d’atouts importants en robotique et systèmes intelligents qui méritent d’être mis en avant :

Une R&D d'excellence mondiale

La France est dans le Top 5 mondial en matière de publications scientifiques sur la robotique. Nos chercheurs et laboratoires de recherche jouissent d’une réputation d’excellence à l’international.

Des dispositifs efficaces de coopérations Recherche - Industrie

La mise en place de moyens et modèles de valorisation de la recherche (Institut de Recherche Technologique, IRT, Société d’Accélération de Transfert Technologique, SATT), les 38 instituts labellisés Carnot, les plateformes d’innovation comme ROBOTEX ou CEA Saclay, le Club des Partenaires du GDR Robotique (CNRS), le CIR et CII, des projets Labcoms de l’ANR jusqu’aux dynamiques territoriales autour des laboratoires... apportent des solutions solides au transfert de connaissances.

Un important gisement de sociétés innovantes et champions à fort potentiel de croissance

La France dispose d’un gisement de l’ordre de 150 sociétés de robotique et de systèmes intelligents susceptibles de croissance importante jusqu’à devenir des champions internationaux de leur catégorie.
Elles sont principalement présentes sur trois axes d’innovations robotiques : les briques technologiques stratégiques (capteurs, simulation, data analytics, IHM, ...), les nouvelles robotiques de services professionnels (drones terrestres, maritimes, aériens ; robot médicaux ou agricoles...) et les intégrateurs sectoriels.

De nombreuses structures d’intégrateurs robotiques

 Le métier de l’intégrateur robotique est de réaliser des équipements sur une demande client et de choisir les bonnes technologies pour r        répondre de façon performante à une fonction.

Le métier de l’intégrateur robotique est de réaliser des équipements sur une demande client et de choisir les bonnes technologies pour r        répondre de façon performante à une fonction.
Le nombre d’intégrateurs en France est estimé à 400 sociétés, majoritairement le fait de TPE et de PME issues des domaines de la machine spéciale ou de l’automatisme.

De grands groupes des secteurs numérique et informatique et d’ingénierie

Les compétences de grands groupes spécialisés dans les secteurs numériques, qui ont su développer des méthodologies de croissance sont incontestablement une force française. Ils s’intéressent de plus en plus à l’intégration des équipements et solutions robotiques en prolongement et complémentarité de leur métier. Leurs liens existants avec les grands groupes industriels accélèrent la mise en place de projets robotiques d’envergure et permettent des déploiements à grande échelle.

Des compétences démontrées dans les nouvelles robotiques, tant industrielles que de services

Au-delà de la robotique industrielle, les robotiques collaboratives, de la mobilité, de la logistique, de services ou les systèmes cyber-physiques complexes sont les nouvelles frontières de la robotique. La France a développé une expertise dans ces secteurs qui représentent des marchés en croissance attendue pour certains à plus de 50% par an.

Le marché des robots domestiques est estimé par l’IFR à plus de 10 milliards d’euros d’ici 2021 contre 1 milliard d’euros en 2016.
Le marché des robots agricoles est lui le 2
ème marché mondial de la robotique de service professionnelle. Il est estimé à 16,3 milliards d’euros à l'horizon 2020.

La robotique médicale et de santé est également en pleine explosion : chirurgie non invasive, assistance au personnel soignant, « smart hopitaux ». L’IRCAD et les pratiques pionnières du professeur Jacques Marescaux, illustrent une France à la pointe de la recherche et de ces pratiques médicales innovantes.

18 filières stratégiques organisées pour une nouvelle révolution industrielle

Tous les secteurs d’activité étant impactés par la robotique et les systèmes intelligents, l’organisation existante en 18 filières stratégiques accélère la diffusion d’information et de méthodes.
Elles représentent un levier majeur d’innovation et de nouveaux procédés et usages.
Une logique de meilleures pratiques incluant des robots peut s’installer pour une rapide transformation des métiers.

 

 

5 PROPOSITIONS POUR AFFIRMER L’AMBITION FRANÇAISE

L’International Federation of Robotics, IFR, anticipe un volume de plus de 500 000 robots industriels vendus par an à partir de 2019, à comparer avec moins de 60 000 en 2009.
L’accélération est telle que la production actuelle mondiale de robots industriels ne peut satisfaire la demande stimulée par le marché chinois et le secteur automobile qui en capte 33%.

L’investissement des sociétés de capital-risque américaines dans la robotique a dépassé les 10 milliards de dollars pour l’année 2018.
Pour lancer le processus d’affirmation de l’ambition française en robotique et commencer à articuler une volonté politique, cinq propositions :

Faire de l’année 2020, l’année de la robotique en France

En faisant de l’année 2020, l’année de la robotique, on peut stimuler à travers le pays toute sorte d’initiatives locales ou nationales : conférences (L’ICRA est à Paris en 2020), compétitions avec notamment la Robocup en France, présence systématique de robots dans les salons industriels ou de service, mise en avant des métiers et des formations... L’objectif est d’acculturer toute sorte de publics à la robotique pour susciter des vocations, déclencher de nouveaux réflexes et s’approprier les robots comme susceptibles d’augmenter nos capacités plutôt que de les mettre en danger.

Inclure la robotique dans le fond Deep Tech

Le fond DeepTech a été créé pour assurer des moyens à la recherche avancée de long terme. Il va choisir de grands axes de développement et la robotique et les systèmes intelligents doivent en faire partie pour retrouver une avance sectorielle.

Multiplier les initiations et les formations à la robotique

Dès l’école, il est essentiel de sensibiliser les enfants à la robotique, comme cela a été fait pour l’informatique. Pour les formations supérieures ou continues, il faut encourager la création de certificats et de diplômes de techniciens, d’ingénieurs en robotique. Le manque de compétences limite aujourd’hui le développement de la robotique, estimé dès aujourd’hui à 20 000 personnes et la demande ne va cesser d’augmenter au fur et à mesure de la transformation de la production industrielle et des usages incluant des robots.

Favoriser la création et la concentration des intégrateurs en robotique

Le réseau d’intégrateurs en robotique industrielle, de l’ordre de 400 entreprises, est extrêmement fragmenté. Avec une large majorité de celles-ci qui ne dépassent pas une dizaine d’experts, leur capacité d’intervention est limitée en ressources humaines et en moyens économiques. Il faut soutenir ce secteur clef pour le développement de la robotique en encourageant la concentration et la création des intégrateurs de nouvelles robotiques, dans la médecine ou l’agriculture par exemple. Cela passe par exemple par l’accueil de ce type d’activité dans des incubateurs French Tech ou French Fab, ou l’investissement de fonds type BPI dans des opérations de croissance externe.

Développer la diplomatie industrielle avec le Japon, la Corée du Sud et l’Europe

Le Japon pour les robots industriels, la Corée du Sud et l’Europe pour les robots dits de service, disposent de sociétés leaders. Afin de rattraper certains retards et préparer les innovations à venir, il faut construire ou consolider les partenariats avec ces pays. La compétence des talents français y est reconnue et cela évitera de coincer l’Europe dans une dualité sino-américaine. Cette diplomatie industrielle devra inclure des discussions sur les transferts de technologies, la complémentarité des compétences en matériels et logiciels, la relocalisation et les projets internationaux sur des secteurs planétaires : espace, exploration des océans...

 

 

3 ENJEUX POLITIQUES MAJEURS POUR LA ROBOTIQUE FRANÇAISE

Dans la transformation du Monde qui voit l’adoption de technologies numériques, la prise de conscience d’une nécessaire gestion de ressources naturelles et d’une féroce compétition internationale, la robotique et les systèmes intelligents émergent comme des technologies disruptives du futur avec un impact économique de 4,5 trillions de dollars d’ici 2030.

Avec une croissance moyenne de +14% sur les dix dernières années, grimpant jusqu’à +30 % en 2017, elles viennent bouleverser les chaînes de valeurs et les modèles économiques des filières sectorielles établies et ouvrent la voie à des relocalisations.
Le développement de la robotique en France passe par une volonté politique dont les enjeux sont les suivants:

Enjeu de souveraineté et de « culture robotique »

Les robots vont se banaliser dans l’environnement, tant personnel que professionnel. Le cycle de leur développement inclut une phase de test et d’expérimentation auprès d’usagers. Si les robots sont testés puis réglés auprès de populations asiatiques par exemple, ce sera aux autres populations, européennes ou américaines de s’adapter. Toutefois, la médecine, ou l’agriculture par exemple, ne se pratiquent pas de la même manière sur tous les continents et augmenter leurs performances avec la robotique ne doit pas conduire à une uniformisation des pratiques.

Il est donc essentiel de disposer de territoires d’expérimentations robotiques en Europe, pour garantir une souveraineté d’usage. Un bon exemple est le robot Pepper, créé en France par la société Aldebaran, rachetée par le japonais SoftBank. Après des tests réalisés principalement hors d’Europe qui ont entraîné des modifications, il s’est adapté au marché asiatique mais s’est « dénaturé » pour son marché d’origine.

Enjeu d’indépendance technologique et économique

Le classement de l’IFR montre que la très grande majorité des constructeurs actuels sont en Asie. Une partie de cette position dominante vient d’acquisitions de sociétés européennes, une des plus notables étant la prise de contrôle de la société allemande KUKA passée sous pavillon chinois.
Tous les secteurs industriels vont se transformer et la demande s’accélérer. Les nouveaux procédés et méthodes vont intégrer de plus en plus de robotique et nous ne pouvons risquer une dépendance

technologique. Cela impactera en outre la compétitivité des utilisateurs, l’innovation, qui aura systématiquement une technologie de retard et le risque de cyber attaque ou cyber sabotage.
Il est donc critique de maîtriser les technologies robotiques en Europe.

Enjeu de politique publique de soutien à l’ecosystème robotique

Le traditionnel soutien aux technologies innovantes est calqué sur le modèle de la start-up, finançant un cycle d’innovation jusqu’à un prototype logiciel. La robotique ne peut être soutenue de la même manière compte tenu de la nécessité de fabriquer un produit comprenant une partie matérielle et une autre logicielle. La politique publique de soutien doit être profondément révisée et peut se restructurer sur quatre fronts :

  • -  Enprotectionlégalepouréviteràunejeunepousserobotiquedesefaireabsorbertroptôt.L’extensiondes secteurs considérés comme stratégiques et l’amélioration de la qualité des brevets dans la loi Pacte vont dans ce sens.

  • -  En soutien, non pas par subvention mais par stimulation de la demande, par commande d’Etat ou par incitation à l’acquisition de robots. Car c’est plus le manque d’accès à des marchés que le financement initial qui bloque le développement des entreprises robotiques. Une politique publique axée sur l’aide au financement des prototypes ne suffit plus.

  • -  En financement sous forme d’investissement dans les sociétés de croissance mais peu ou pas au stade initial afin de concentrer plus de moyens sur celles qui ont le potentiel de devenir championnes de leur catégorie.

  • -  En formation pour permettre à de jeunes structures de se consolider, notamment dans le domaine de la production industrielle. Par manque de connaissance de trop nombreuses sociétés butent en effet au passage du prototype à la fabrication en volume de leur produit.

    La logique de soutien aux entreprises du secteur robotique doit être orientée vers leur croissance pour que les « inventeurs » de solutions puissent devenir de véritables « transformateurs ». 

Lire la suite 1 commentaires

Voeux 2019

Mes Voeux pour l'année 2019 aux habitants de Villeurbanne


1 commentaires

QAG sur le plan Territoires d'Industrie

Lors de la séance des Questions au Gouvernement, cet après midi, je me suis adressé à la Secrétaire d'Etat Mme Agnès Pannier-Runacher, auprès du Ministre de l'économie sur le plan Territoires d'Industrie, qui était l'objet de ma mission parlementaire donnée par le premier ministre le 20 septembre dernier.


0 commentaires

Compte rendu fin de mission Territoires d'Industrie

Je fais un compte rendu de ma mission Territoires d'Industrie, qui se terminera avec les annonces du Premier Ministre ce jeudi 22 novembre au CNI.
Et j'aborde quelques points d'actualité.


1 commentaires

La loi pacte: un champ d’innovation pour les Commissaires aux Comptes !

Comme suite aux nombreux messages reçus de Commissaires aux Comptes quant à mon vote sur les nouvelles règles de leurs interventions en entreprise, je souhaite apporter les précisions suivantes. 

 

Avant d’être élu, j’ai été entrepreneur, membre de Conseil d’Administration de sociétés de diverses tailles, de la PME au groupe du CAC 40, de diverses natures, privées, cotées, locales, internationales, de divers secteurs, banque, assurances, numérique, agroalimentaire... J’ai côtoyé pendant 35 ans de très nombreux cabinets de commissaires aux comptes, parfois quasi individuels, parfois faisant partie de réseaux internationaux.... Je connais bien leurs missions qu’on décrit comme « essentiellement légales », de vérificateurs de la conformité et de la sincère et fidèle représentation des comptes publiés d’une société. 

 

Un Commissaire aux Comptes obtient sa certification d’aptitude aux fonctions de CAC après un master en expertise comptable (DSCG), ou depuis juillet 2013, un master de n’importe quelle filière doublée d’un certificat préparatoire aux fonctions de CAC. Dans tous les cas, il fera un stage de trois ans chez un de ses pairs.

Je précise ce parcours pour expliquer que ce sont des profils riches de connaissances, en comptabilité certes, mais pas forcément uniquement, en droit et en expériences professionnelles éprouvées par le stage.

 

Observateur indépendant par essence, il ne peut être juge et partie, et ne peut s’impliquer dans la gestion des entreprises qu’il audite. Néanmoins, sa certification rigoureuse et les responsabilités sur le contrôle et la sécurisation des procédures tant internes qu’envers l’écosystème de l’entreprise impliquent un dialogue objectif et permanent avec le chef d’entreprise sur ses résultats, objectifs et stratégies. 

Le CAC connaît parfaitement les conséquences de ses certifications, avec ou sans réserve, et de son devoir d’alerte. Sa grande capacité d’écoute et d’échange pour une bonne évaluation des risques est indispensable. Elle dépasse largement une analyse mécanique des chiffres.

Bien conscient de la distinction avec le métier d’expertise comptable, j’ai eu l’honneur de parrainer la prestation de serment des 114 impétrants à l'Ordre des experts-comptables de Rhône-Alpes en 2017. À cette occasion, j’avais d’ailleurs précisé que les fonctions comptables allaient encore évoluer, plus seulement dans la forme mais aussi dans le fond avec l’arrivée des sociétés “temps réel” dans lesquelles la tenue de comptes permanents pourrait devenir la règle.

Cela imposerait probablement encore plus d’Intelligence Artificielle et il leur faudrait alors réfléchir à redonner un sens à leurs actions, probablement en en amplifiant l’aspect humain. Nombre d’entre eux semblaient d’accord avec moi et certains étaient sur une trajectoire professionnelle vers le Commissariat aux Comptes. 

.../...

 


Lire la suite 1 commentaires

La loi pacte et les nouveaux enjeux des entreprises

Ce soir, lors de la première séance sur le projet de loi relatif à la croissance et à la transformation des entreprises, je me suis exprimé à la tribune de l'Assemblée Nationale :

 

"Monsieur le Président, Madame et Monsieur le Ministre, Madame la Présidente, Chères et Chers collègues.

 

L’outil a amélioré la dextérité de l’être humain. Des millénaires plus tard, la machine en décupla la force.

L’outil a engendré le développement agraire où des groupes de femmes et d’hommes se sont socialement liés par des us et coutumes qui devinrent des règles. 

Ainsi sont nées les collegiati corporati romaines, les ghuilden germaniques, les corporations moyenâgeuses qui organisaient formellement les travaux et les constructions.

La machine a modifié cet ordre des choses. Les ateliers devinrent usines, et l’actionnaire, l’employeur, l’ouvrier remplacèrent progressivement le tâcheron ou l’artisan. 

Des structures légales ont donc été pensées pour encadrer ces nouvelles réalités. Le premier code de commerce de 1807 établit les sociétés anonymes et une autre loi de juillet 1867  libère leur constitution de l'autorisation du Conseil d'État, permettant leur essor et donnant alors un cadre légal à la révolution industrielle, source de prospérité.

 

Nous sommes arrivés à une autre borne du Monde, celle de la révolution numérique et robotique, doublée d’une prise de conscience aigüe des limitations de ressources et de notre responsabilité envers les générations futures.

Le cadre légal des entreprises doit par conséquent être adapté pour qu’elles puissent saisir tout le potentiel de ces nouvelles opportunités. Et ce dans tous les territoires car les nouveaux paradigmes bouleversent la donne géographique aussi. 

 

Marx disait que le moulin à bras avait entraîné le pouvoir du suzerain et la machine à vapeur le capitalisme industriel. Que dirait-il aujourd’hui du robot ? Sans être grand clerc, il ne douterait pas qu’il transforme les rapports de force et de sens dans l’entreprise.

 

La loi Pacte est le maillon d’une chaîne dans la continuité de ses aînées.

 

L’entreprise est trop souvent caricaturée, réduite à un compte d’exploitation et jugée sur des critères strictement financiers.

Et pourtant, les entreprises vont bien au-delà de leur squelette de chiffres, et sont une noria d’aventures humaines.

 

Dans le creuset des entreprises, se mixent les cultures d’ici ou d’ailleurs, s’inventent les mots importés d’autres pays : le havage des mines vient de l’allemand ; l’écubier des chantiers navals, du portugais ; l’algèbre de l’IA, de l’arabe ; la toutenague des fondeurs, du persan...

Dans le creuset des entreprises, se forgent les amitiés à l’occasion de défis techniques ou de batailles commerciales.

Dans le creuset des entreprises, coulent les sources d’inspirations professionnelles comme l’amour du métier transmis par les seniors, ou l’éducation aux nouvelles technologies par les plus jeunes. Ces échanges permanents de savoirs et d’expériences font des entreprises des lieux privilégiés de brassage social.

Mais c’est aussi dans le creuset des entreprises que se construit la Nation en confrontant les idées, en ouvrant le débat social, en partageant la valeur du travail et en discutant du sens de leurs actions et de leurs missions. 

 

 

 

Dans ma circonscription, à Villeurbanne, il y avait des dizaines d’usines qui ont accueilli alors une importante immigration, car on manquait de bras. On les appelait les Ritals, les Spingoins, les Pollacks ou les Arabes. Ils vivaient côte à côte, mais surtout ils travaillaient ensemble pour autant d’objectifs communs, échangeant leurs pratiques puis, pour nombre d’entre eux leurs vœux, construisant par la parole et les ventres une identité diverse à ce territoire.

 

La loi Pacte vise à redonner aux entreprises leur place d’éléments fondateurs du corpus social.

 

Tout d’abord par sa présentation même en réforme systémique d’une vision de l’entreprise vivante : au cours de 73 articles, nous allons balayer toutes ses étapes, de sa création jusqu’à sa disparition possible mais en passant surtout par son développement et sa croissance.

 

Mais c’est aussi par son objectif clairement affirmé d’aider les entreprises à grandir que cette loi Pacte trace une ligne claire.

 

L’environnement entrepreneurial a changé passant d’une économie de rattrapage où la reconstruction puis la consommation sans limite pilotaient la croissance à une économie de l’innovation où les usagers et consommateurs sont plus alertes, plus exigeants et embrassent de nouvelles valeurs.

Dans ce contexte, grandir est indispensable, non pas pour maximiser des résultats mais pour se donner les moyens de disposer de capacité d’innovation.

La loi pacte veut anticiper cette évolution en aidant les entreprises à grandir, physiquement certes en simplifiant les seuils et stimulant l’export par exemple, mais aussi en responsabilité, en associant toutes les parties prenantes de l’entreprise à la gouvernance et à l’actionnariat de leur entreprise. 

C’est pour cela qu’elle consacre la notion d’intérêt social de l’entreprise et la nécessité de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux.

 

À l’heure de la Robolution et de la prise de conscience écologique, elle donne à nos entrepreneurs un socle légal à l’imagination, au génie et à l’esprit conquête de marchés en friche ou en devenir.

C’est une loi d’audace et de détermination, une loi cap vers la croissance de toutes nos entreprises de service comme d’industrie dans tous nos territoires, même les plus inattendus. 

 

Je vous remercie. "


1 commentaires

A propos du glyphosate

Le 15 septembre dernier, un débat sur le glyphosate a opposé les différents groupes parlementaires, non pas sur l’essentiel, qui est d’interdire l’utilisation de ce produit sous trois ans, mais sur les modalités de cette interdiction. 

Pendant plus d’une heure de débat dans la nuit, toutes les opinions ont détaillé leurs vérités. 

Lors de la première lecture du texte en mai dernier, un débat tout aussi riche avait conclu à une feuille de route précise afin de responsabiliser la filière à s’engager et à collaborer sur une sortie définitive du glyphosate sous trois ans, en avance sur toutes les recommandations européennes. 

Tout l’hémicycle est d’accord sur l’interdiction de cette substance sans aucune ambiguïté. 

 

Des moyens et des étapes ont été ainsi définis avec un engagement de légiférer sur l’interdiction si les solutions n’étaient pas là en temps et en heure sous forme de ppl (proposition parlementaire de loi). 

A la suite de ce débat et de ce vote, les réactions ont été nombreuses et parfois agressives, c’est pourquoi il me paraît important de préciser certains points et de répondre aux questions qui m’ont été posées, ici :

 

- Vous avez voté contre l’interdiction du glyphosate !

C’est faux, je suis pour l’interdiction du glyphosate, comme tous mes collègues députés et le Président de la République. 

Le débat qui a eu lieu le 15 septembre à l’Assemblée Nationale, portait sur les modalités de cette interdiction sous trois ans : faut-il ou non écrire cette date dans la loi ou bâtir une stratégie de sortie avec les parties prenantes (industriels, agriculteurs, institutions de recherche...) ? C’est ce que nous avons voté.

- Pourquoi on ne peut pas interdire le Glyphosate immédiatement ?

Nous sommes conscients des dégâts considérables que cette substance a générés depuis de nombreuses années, mais aussi conscients qu’il faut trouver des alternatives rapidement et trois ans est un délai tendu pour les acteurs de la filière : c’est un processus complexe incluant la recherche scientifique, la production de produits alternatifs, les changements d’habitude des exploitants agricoles, etc... Nous préférons l’action et le dialogue avec les véritables parties prenantes : des moyens et des étapes ont été ainsi définis avec un engagement de légiférer sous la forme de PPL (proposition parlementaire de loi) sur l’interdiction si les solutions n’étaient pas là en temps et en heure. 

- 3 ans de plus peuvent-ils suffire pour sortir du glyphosate ?

Nous sommes, avec le Président de la République engagés à interdire et éliminer de toute activité le glyphosate sous trois ans. La France est le SEUL pays au Monde à avoir pris un tel engagement et nous négocions avec la communauté européenne pour que l’Europe s’engage sur 5 ans, alors qu’actuellement elle prévoit 10 ans. Le problème de l’utilisation du glyphosate n’est pas que Français, il est Européen, Mondial. En France, nous mettons en place un plan d’action sous la supervision d’une commission parlementaire transpartisane. Ce qui n’a jamais été fait par les gouvernements précédents. Si les étapes prévues ne sont pas atteintes d’ici un an, nous avons le pouvoir coercitif de présenter une proposition parlementaire de loi pour interdire le glyphosate immédiatement.

- Quel est ce plan d’actions ?

Il y a tout d’abord le plan « sortie du glyphosate » qui a été élaboré par les Ministres de la Transition écologique et de l’agriculture et qui comprend plusieurs mesures nouvelles emblématiques dont notamment le renforcement des actions d’accompagnement des agriculteurs et le suivi régulier des quantités vendues et utilisées en France (pour plus de transparence).

Puis, le plan Ecophyto II+ lancé en juillet 2018, qui prévoit notamment que dorénavant les renouvellements des autorisations de mise sur le marché de produits contenant du glyphosate, ne seront délivrées par l’ANSES que pour 3 ans maximum et ne seront pas reconduites pour les usages pour lesquels des alternatives existent déjà, soit plus de 80% des surfaces.

La mobilisation des filières et le lancement dès fin septembre d’une mission parlementaire pour suivre la réalité de cette sortie du glyphosate.

- Etes-vous influencé par les lobbies de l’agro-chimie ?

Absolument pas. Je suis tout à fait conscient des dégâts sur la santé causés par le glyphosate et donc je suis pour qu’on trouve des alternatives et qu’on aide les agriculteurs à se diriger vers ces alternatives. Cela me paraît plus constructif.

 


5 commentaires

Loi Pacte : gros plan sur l'innovation

Je viens de participer à une réunion très spécifique sur le chapitre du financement de l'innovation que va couvrir la loi pacte : il s'agit de stimuler la créativité des start up françaises par des subventions, de mieux les protéger en revoyant le système des dépôts de brevets et d'encourager les grands centres de recherche français à aller vers l'entreprise pour développer une culture entrepreneuriale des chercheurs.


1 commentaires

Première étape de la loi PACTE

En tant que vice président de la commission spéciale pour la loi Pacte (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises), je participe aux auditions des experts et professionnels qui ont débuté cette semaine. C'est la première étape du long travail de construction de cette loi qui vise à équilibrer compétitivité économique et justice sociale. 

Cette première phase d'auditions va durer jusque fin juillet, puis le travail législatif continuera en commission, avec mes collègues parlementaires, pour débattre ensemble des points importants et ambitieux que nous souhaitons porter dans cette loi PACTE!


0 commentaires

Premier colloque sur les partenariats économiques et financiers de la Diaspora Africaine

Je suis convaincu que les pays africains et la France qui partagent tant d’Histoire, doivent construire ensemble un futur basé sur la confiance, le partenariat et la collaboration économique.

J’avais accompagné l’hiver dernier le Président de la République lors de son voyage à Ouagadougou où il avait prononcé un discours historique sur les bases de cette nouvelle relation entre la France et l’Afrique.

Aujourd’hui, s’est tenu à l’Assemblée Nationale le premier colloque sur les partenariats économiques et financiers de la Diaspora Africaine sous le haut patronage de ma collègue Madame Sira Sylla Députée de Seine Maritime.

Ce colloque a permis de souligner l’importance de la Diaspora Africaine dans la construction de ces nouveaux rapports entre la France et les pays africains. Elle permet, au delà de l’impact économique, de les distinguer, de les connecter au public français et de solidifier les liaisons commerciales et culturelles. 

Aujourd’hui, un morceau de ce formidable continent était accueilli dans le palais Bourbon.


0 commentaires

QAG sur les conséquences du retrait des USA de l'accord iranien

Lors de la séance des Questions au Gouvernement, cet après midi, je me suis adressé au Secrétaire d'état auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères Jean-Baptiste Lemoyne sur les conséquences potentiellement dommageables pour nos entreprises françaises du récent retrait unilatéral des Etats Unis d'Amérique de l'accord iranien.


0 commentaires

Intervention au sujet du projet de loi sur la protection des données personnelles


Lire la suite 0 commentaires

Amendement relatif à la loi de programmation miltaire

Pas plus tard que cet après midi, j'étais dans l'hémicycle où avait lieu le débat en séance publique sur la loi de programmation militaire, dans lequel je défendais mon amendement. En tant que député de la majorité présidentielle, je veille, au côté de la Ministre des armées, Mme Florence Parly, à ce que l'innovation ne soit pas marginalisée dans le budget de la Défense.


1 commentaires

Amendement relatif à la protection des données personnelles

Cette nuit, j’étais dans l’hémicycle pour défendre en séance publique mon amendement dans le projet de loi relatif à la protection des données personnelles. Aller plus loin dans ce domaine est aujourd’hui une nécessité.

Télécharger
Amendement Bruno Bonnell sur la protection des données personnelles
Pour lire le texte de l'amendement, il suffit de le télécharger...
20180201_Amdt_D.BBonnell_ProtectionDesDo
Document Adobe Acrobat 3.9 KB

0 commentaires

Projet pour une société de confiance, droit à l'erreur et dons de jours de congés

Ces jours-ci à l'Assemblée Nationale, nous préparons les textes de lois qui seront présentés au 1er trimestre 2018.

Nous avons travaillé sur "le droit à l'erreur" : à savoir, le changement d'attitude de l'administration vis à vis des usagers. Il arrive parfois qu'on fasse des erreurs involontaires dans nos déclarations, dans les documents à remplir pour l'administration... Dorénavant, si on est de bonne foi et qu'on reconnaît ses erreurs, on ne sera pas sanctionné.

C'est une loi très positive, qui est faite pour rétablir la confiance.

Une autre loi qui a été votée cette semaine permet à des personnes de faire don de jours de congés à leurs collègues qui ont besoin de temps pour s'occuper de parents ou enfants malades. Je trouve que c'est une très belle idée et aujourd'hui, c'est devenu une très belle loi.


0 commentaires

Faire de la France un champion international de la robotique et des systèmes intelligents

En tant que député, et donc législateur, il est de mon devoir de faire remonter des idées pour redessiner notre paysage légal afin qu'il réponde aux besoins du monde d'aujourd'hui et de demain.

 

Cette étude a été co-réalisée avec Catherine Simon (expert en robotique).

 

Fort de mon souhait d'innover dans la manière de faire de la politique, nous avons auditionné plus de 100 acteurs du secteur de la robotique et de l’intelligence artificielle pour recueillir leurs propositions.

Plus qu’un état des lieux, nous en avons fait une synthèse dans laquelle nous détaillons propositions et ambitions, pour faire de la France un champion international de la robotique et des systèmes intelligents.

 

 

7 raisons d’y croire, 5 propositions, 3 enjeux politiques

 

La robotique apporte des solutions à l’inflexion du Monde que nous vivons. Les robots, loin de mettre en danger les emplois, augmentent les capacités des êtres humains, tant dans leur vie personnelle que professionnelle.

Ce secteur représente une triple opportunité pour la France : une position majeure dans la redistribution des cartes de la production industrielle, une occasion de révéler ses capacités d’innovation, une amélioration du quotidien des français.

Autant de raisons de croire en nos atouts et d’affirmer une volonté politique de faire partie des champions du secteur.

 

7 RAISONS D’Y CROIRE, LES ATOUTS FRANÇAIS

Le bilan français est souvent caricaturé par un état des lieux déceptif :

  • -  le pays est classé 18ème mondial en terme de densité robotique avec 132 robots pour 10 000 ouvriers,

    à comparer à 631 pour la Corée du Sud, 309 pour l’Allemagne ou 185 pour l’Italie ;

  • -  la croissance de 16% du secteur en France est largement en dessous de la moyenne mondiale

    supérieure à 30% ;

  • -  la France n’est présente qu’avec un seul constructeur, à capitaux suisses de surcroît, Staubli, dans le

    top 10 mondial des fabricants de robots industriels totalement dominé par les japonais...

     

  • Face à ce constat réducteur et conjoncturel, la France dispose d’atouts importants en robotique et systèmes intelligents qui méritent d’être mis en avant :

Une R&D d'excellence mondiale

La France est dans le Top 5 mondial en matière de publications scientifiques sur la robotique. Nos chercheurs et laboratoires de recherche jouissent d’une réputation d’excellence à l’international.

Des dispositifs efficaces de coopérations Recherche - Industrie

La mise en place de moyens et modèles de valorisation de la recherche (Institut de Recherche Technologique, IRT, Société d’Accélération de Transfert Technologique, SATT), les 38 instituts labellisés Carnot, les plateformes d’innovation comme ROBOTEX ou CEA Saclay, le Club des Partenaires du GDR Robotique (CNRS), le CIR et CII, des projets Labcoms de l’ANR jusqu’aux dynamiques territoriales autour des laboratoires... apportent des solutions solides au transfert de connaissances.

Un important gisement de sociétés innovantes et champions à fort potentiel de croissance

La France dispose d’un gisement de l’ordre de 150 sociétés de robotique et de systèmes intelligents susceptibles de croissance importante jusqu’à devenir des champions internationaux de leur catégorie.
Elles sont principalement présentes sur trois axes d’innovations robotiques : les briques technologiques stratégiques (capteurs, simulation, data analytics, IHM, ...), les nouvelles robotiques de services professionnels (drones terrestres, maritimes, aériens ; robot médicaux ou agricoles...) et les intégrateurs sectoriels.

De nombreuses structures d’intégrateurs robotiques

 Le métier de l’intégrateur robotique est de réaliser des équipements sur une demande client et de choisir les bonnes technologies pour r        répondre de façon performante à une fonction.

Le métier de l’intégrateur robotique est de réaliser des équipements sur une demande client et de choisir les bonnes technologies pour r        répondre de façon performante à une fonction.
Le nombre d’intégrateurs en France est estimé à 400 sociétés, majoritairement le fait de TPE et de PME issues des domaines de la machine spéciale ou de l’automatisme.

De grands groupes des secteurs numérique et informatique et d’ingénierie

Les compétences de grands groupes spécialisés dans les secteurs numériques, qui ont su développer des méthodologies de croissance sont incontestablement une force française. Ils s’intéressent de plus en plus à l’intégration des équipements et solutions robotiques en prolongement et complémentarité de leur métier. Leurs liens existants avec les grands groupes industriels accélèrent la mise en place de projets robotiques d’envergure et permettent des déploiements à grande échelle.

Des compétences démontrées dans les nouvelles robotiques, tant industrielles que de services

Au-delà de la robotique industrielle, les robotiques collaboratives, de la mobilité, de la logistique, de services ou les systèmes cyber-physiques complexes sont les nouvelles frontières de la robotique. La France a développé une expertise dans ces secteurs qui représentent des marchés en croissance attendue pour certains à plus de 50% par an.

Le marché des robots domestiques est estimé par l’IFR à plus de 10 milliards d’euros d’ici 2021 contre 1 milliard d’euros en 2016.
Le marché des robots agricoles est lui le 2
ème marché mondial de la robotique de service professionnelle. Il est estimé à 16,3 milliards d’euros à l'horizon 2020.

La robotique médicale et de santé est également en pleine explosion : chirurgie non invasive, assistance au personnel soignant, « smart hopitaux ». L’IRCAD et les pratiques pionnières du professeur Jacques Marescaux, illustrent une France à la pointe de la recherche et de ces pratiques médicales innovantes.

18 filières stratégiques organisées pour une nouvelle révolution industrielle

Tous les secteurs d’activité étant impactés par la robotique et les systèmes intelligents, l’organisation existante en 18 filières stratégiques accélère la diffusion d’information et de méthodes.
Elles représentent un levier majeur d’innovation et de nouveaux procédés et usages.
Une logique de meilleures pratiques incluant des robots peut s’installer pour une rapide transformation des métiers.

 

 

5 PROPOSITIONS POUR AFFIRMER L’AMBITION FRANÇAISE

L’International Federation of Robotics, IFR, anticipe un volume de plus de 500 000 robots industriels vendus par an à partir de 2019, à comparer avec moins de 60 000 en 2009.
L’accélération est telle que la production actuelle mondiale de robots industriels ne peut satisfaire la demande stimulée par le marché chinois et le secteur automobile qui en capte 33%.

L’investissement des sociétés de capital-risque américaines dans la robotique a dépassé les 10 milliards de dollars pour l’année 2018.
Pour lancer le processus d’affirmation de l’ambition française en robotique et commencer à articuler une volonté politique, cinq propositions :

Faire de l’année 2020, l’année de la robotique en France

En faisant de l’année 2020, l’année de la robotique, on peut stimuler à travers le pays toute sorte d’initiatives locales ou nationales : conférences (L’ICRA est à Paris en 2020), compétitions avec notamment la Robocup en France, présence systématique de robots dans les salons industriels ou de service, mise en avant des métiers et des formations... L’objectif est d’acculturer toute sorte de publics à la robotique pour susciter des vocations, déclencher de nouveaux réflexes et s’approprier les robots comme susceptibles d’augmenter nos capacités plutôt que de les mettre en danger.

Inclure la robotique dans le fond Deep Tech

Le fond DeepTech a été créé pour assurer des moyens à la recherche avancée de long terme. Il va choisir de grands axes de développement et la robotique et les systèmes intelligents doivent en faire partie pour retrouver une avance sectorielle.

Multiplier les initiations et les formations à la robotique

Dès l’école, il est essentiel de sensibiliser les enfants à la robotique, comme cela a été fait pour l’informatique. Pour les formations supérieures ou continues, il faut encourager la création de certificats et de diplômes de techniciens, d’ingénieurs en robotique. Le manque de compétences limite aujourd’hui le développement de la robotique, estimé dès aujourd’hui à 20 000 personnes et la demande ne va cesser d’augmenter au fur et à mesure de la transformation de la production industrielle et des usages incluant des robots.

Favoriser la création et la concentration des intégrateurs en robotique

Le réseau d’intégrateurs en robotique industrielle, de l’ordre de 400 entreprises, est extrêmement fragmenté. Avec une large majorité de celles-ci qui ne dépassent pas une dizaine d’experts, leur capacité d’intervention est limitée en ressources humaines et en moyens économiques. Il faut soutenir ce secteur clef pour le développement de la robotique en encourageant la concentration et la création des intégrateurs de nouvelles robotiques, dans la médecine ou l’agriculture par exemple. Cela passe par exemple par l’accueil de ce type d’activité dans des incubateurs French Tech ou French Fab, ou l’investissement de fonds type BPI dans des opérations de croissance externe.

Développer la diplomatie industrielle avec le Japon, la Corée du Sud et l’Europe

Le Japon pour les robots industriels, la Corée du Sud et l’Europe pour les robots dits de service, disposent de sociétés leaders. Afin de rattraper certains retards et préparer les innovations à venir, il faut construire ou consolider les partenariats avec ces pays. La compétence des talents français y est reconnue et cela évitera de coincer l’Europe dans une dualité sino-américaine. Cette diplomatie industrielle devra inclure des discussions sur les transferts de technologies, la complémentarité des compétences en matériels et logiciels, la relocalisation et les projets internationaux sur des secteurs planétaires : espace, exploration des océans...

 

 

3 ENJEUX POLITIQUES MAJEURS POUR LA ROBOTIQUE FRANÇAISE

Dans la transformation du Monde qui voit l’adoption de technologies numériques, la prise de conscience d’une nécessaire gestion de ressources naturelles et d’une féroce compétition internationale, la robotique et les systèmes intelligents émergent comme des technologies disruptives du futur avec un impact économique de 4,5 trillions de dollars d’ici 2030.

Avec une croissance moyenne de +14% sur les dix dernières années, grimpant jusqu’à +30 % en 2017, elles viennent bouleverser les chaînes de valeurs et les modèles économiques des filières sectorielles établies et ouvrent la voie à des relocalisations.
Le développement de la robotique en France passe par une volonté politique dont les enjeux sont les suivants:

Enjeu de souveraineté et de « culture robotique »

Les robots vont se banaliser dans l’environnement, tant personnel que professionnel. Le cycle de leur développement inclut une phase de test et d’expérimentation auprès d’usagers. Si les robots sont testés puis réglés auprès de populations asiatiques par exemple, ce sera aux autres populations, européennes ou américaines de s’adapter. Toutefois, la médecine, ou l’agriculture par exemple, ne se pratiquent pas de la même manière sur tous les continents et augmenter leurs performances avec la robotique ne doit pas conduire à une uniformisation des pratiques.

Il est donc essentiel de disposer de territoires d’expérimentations robotiques en Europe, pour garantir une souveraineté d’usage. Un bon exemple est le robot Pepper, créé en France par la société Aldebaran, rachetée par le japonais SoftBank. Après des tests réalisés principalement hors d’Europe qui ont entraîné des modifications, il s’est adapté au marché asiatique mais s’est « dénaturé » pour son marché d’origine.

Enjeu d’indépendance technologique et économique

Le classement de l’IFR montre que la très grande majorité des constructeurs actuels sont en Asie. Une partie de cette position dominante vient d’acquisitions de sociétés européennes, une des plus notables étant la prise de contrôle de la société allemande KUKA passée sous pavillon chinois.
Tous les secteurs industriels vont se transformer et la demande s’accélérer. Les nouveaux procédés et méthodes vont intégrer de plus en plus de robotique et nous ne pouvons risquer une dépendance

technologique. Cela impactera en outre la compétitivité des utilisateurs, l’innovation, qui aura systématiquement une technologie de retard et le risque de cyber attaque ou cyber sabotage.
Il est donc critique de maîtriser les technologies robotiques en Europe.

Enjeu de politique publique de soutien à l’ecosystème robotique

Le traditionnel soutien aux technologies innovantes est calqué sur le modèle de la start-up, finançant un cycle d’innovation jusqu’à un prototype logiciel. La robotique ne peut être soutenue de la même manière compte tenu de la nécessité de fabriquer un produit comprenant une partie matérielle et une autre logicielle. La politique publique de soutien doit être profondément révisée et peut se restructurer sur quatre fronts :

  • -  Enprotectionlégalepouréviteràunejeunepousserobotiquedesefaireabsorbertroptôt.L’extensiondes secteurs considérés comme stratégiques et l’amélioration de la qualité des brevets dans la loi Pacte vont dans ce sens.

  • -  En soutien, non pas par subvention mais par stimulation de la demande, par commande d’Etat ou par incitation à l’acquisition de robots. Car c’est plus le manque d’accès à des marchés que le financement initial qui bloque le développement des entreprises robotiques. Une politique publique axée sur l’aide au financement des prototypes ne suffit plus.

  • -  En financement sous forme d’investissement dans les sociétés de croissance mais peu ou pas au stade initial afin de concentrer plus de moyens sur celles qui ont le potentiel de devenir championnes de leur catégorie.

  • -  En formation pour permettre à de jeunes structures de se consolider, notamment dans le domaine de la production industrielle. Par manque de connaissance de trop nombreuses sociétés butent en effet au passage du prototype à la fabrication en volume de leur produit.

    La logique de soutien aux entreprises du secteur robotique doit être orientée vers leur croissance pour que les « inventeurs » de solutions puissent devenir de véritables « transformateurs ». 

Lire la suite 1 commentaires

Voeux 2019

Mes Voeux pour l'année 2019 aux habitants de Villeurbanne


1 commentaires

QAG sur le plan Territoires d'Industrie

Lors de la séance des Questions au Gouvernement, cet après midi, je me suis adressé à la Secrétaire d'Etat Mme Agnès Pannier-Runacher, auprès du Ministre de l'économie sur le plan Territoires d'Industrie, qui était l'objet de ma mission parlementaire donnée par le premier ministre le 20 septembre dernier.


0 commentaires

Compte rendu fin de mission Territoires d'Industrie

Je fais un compte rendu de ma mission Territoires d'Industrie, qui se terminera avec les annonces du Premier Ministre ce jeudi 22 novembre au CNI.
Et j'aborde quelques points d'actualité.


1 commentaires

La loi pacte: un champ d’innovation pour les Commissaires aux Comptes !

Comme suite aux nombreux messages reçus de Commissaires aux Comptes quant à mon vote sur les nouvelles règles de leurs interventions en entreprise, je souhaite apporter les précisions suivantes. 

 

Avant d’être élu, j’ai été entrepreneur, membre de Conseil d’Administration de sociétés de diverses tailles, de la PME au groupe du CAC 40, de diverses natures, privées, cotées, locales, internationales, de divers secteurs, banque, assurances, numérique, agroalimentaire... J’ai côtoyé pendant 35 ans de très nombreux cabinets de commissaires aux comptes, parfois quasi individuels, parfois faisant partie de réseaux internationaux.... Je connais bien leurs missions qu’on décrit comme « essentiellement légales », de vérificateurs de la conformité et de la sincère et fidèle représentation des comptes publiés d’une société. 

 

Un Commissaire aux Comptes obtient sa certification d’aptitude aux fonctions de CAC après un master en expertise comptable (DSCG), ou depuis juillet 2013, un master de n’importe quelle filière doublée d’un certificat préparatoire aux fonctions de CAC. Dans tous les cas, il fera un stage de trois ans chez un de ses pairs.

Je précise ce parcours pour expliquer que ce sont des profils riches de connaissances, en comptabilité certes, mais pas forcément uniquement, en droit et en expériences professionnelles éprouvées par le stage.

 

Observateur indépendant par essence, il ne peut être juge et partie, et ne peut s’impliquer dans la gestion des entreprises qu’il audite. Néanmoins, sa certification rigoureuse et les responsabilités sur le contrôle et la sécurisation des procédures tant internes qu’envers l’écosystème de l’entreprise impliquent un dialogue objectif et permanent avec le chef d’entreprise sur ses résultats, objectifs et stratégies. 

Le CAC connaît parfaitement les conséquences de ses certifications, avec ou sans réserve, et de son devoir d’alerte. Sa grande capacité d’écoute et d’échange pour une bonne évaluation des risques est indispensable. Elle dépasse largement une analyse mécanique des chiffres.

Bien conscient de la distinction avec le métier d’expertise comptable, j’ai eu l’honneur de parrainer la prestation de serment des 114 impétrants à l'Ordre des experts-comptables de Rhône-Alpes en 2017. À cette occasion, j’avais d’ailleurs précisé que les fonctions comptables allaient encore évoluer, plus seulement dans la forme mais aussi dans le fond avec l’arrivée des sociétés “temps réel” dans lesquelles la tenue de comptes permanents pourrait devenir la règle.

Cela imposerait probablement encore plus d’Intelligence Artificielle et il leur faudrait alors réfléchir à redonner un sens à leurs actions, probablement en en amplifiant l’aspect humain. Nombre d’entre eux semblaient d’accord avec moi et certains étaient sur une trajectoire professionnelle vers le Commissariat aux Comptes. 

.../...

 


Lire la suite 1 commentaires

La loi pacte et les nouveaux enjeux des entreprises

Ce soir, lors de la première séance sur le projet de loi relatif à la croissance et à la transformation des entreprises, je me suis exprimé à la tribune de l'Assemblée Nationale :

 

"Monsieur le Président, Madame et Monsieur le Ministre, Madame la Présidente, Chères et Chers collègues.

 

L’outil a amélioré la dextérité de l’être humain. Des millénaires plus tard, la machine en décupla la force.

L’outil a engendré le développement agraire où des groupes de femmes et d’hommes se sont socialement liés par des us et coutumes qui devinrent des règles. 

Ainsi sont nées les collegiati corporati romaines, les ghuilden germaniques, les corporations moyenâgeuses qui organisaient formellement les travaux et les constructions.

La machine a modifié cet ordre des choses. Les ateliers devinrent usines, et l’actionnaire, l’employeur, l’ouvrier remplacèrent progressivement le tâcheron ou l’artisan. 

Des structures légales ont donc été pensées pour encadrer ces nouvelles réalités. Le premier code de commerce de 1807 établit les sociétés anonymes et une autre loi de juillet 1867  libère leur constitution de l'autorisation du Conseil d'État, permettant leur essor et donnant alors un cadre légal à la révolution industrielle, source de prospérité.

 

Nous sommes arrivés à une autre borne du Monde, celle de la révolution numérique et robotique, doublée d’une prise de conscience aigüe des limitations de ressources et de notre responsabilité envers les générations futures.

Le cadre légal des entreprises doit par conséquent être adapté pour qu’elles puissent saisir tout le potentiel de ces nouvelles opportunités. Et ce dans tous les territoires car les nouveaux paradigmes bouleversent la donne géographique aussi. 

 

Marx disait que le moulin à bras avait entraîné le pouvoir du suzerain et la machine à vapeur le capitalisme industriel. Que dirait-il aujourd’hui du robot ? Sans être grand clerc, il ne douterait pas qu’il transforme les rapports de force et de sens dans l’entreprise.

 

La loi Pacte est le maillon d’une chaîne dans la continuité de ses aînées.

 

L’entreprise est trop souvent caricaturée, réduite à un compte d’exploitation et jugée sur des critères strictement financiers.

Et pourtant, les entreprises vont bien au-delà de leur squelette de chiffres, et sont une noria d’aventures humaines.

 

Dans le creuset des entreprises, se mixent les cultures d’ici ou d’ailleurs, s’inventent les mots importés d’autres pays : le havage des mines vient de l’allemand ; l’écubier des chantiers navals, du portugais ; l’algèbre de l’IA, de l’arabe ; la toutenague des fondeurs, du persan...

Dans le creuset des entreprises, se forgent les amitiés à l’occasion de défis techniques ou de batailles commerciales.

Dans le creuset des entreprises, coulent les sources d’inspirations professionnelles comme l’amour du métier transmis par les seniors, ou l’éducation aux nouvelles technologies par les plus jeunes. Ces échanges permanents de savoirs et d’expériences font des entreprises des lieux privilégiés de brassage social.

Mais c’est aussi dans le creuset des entreprises que se construit la Nation en confrontant les idées, en ouvrant le débat social, en partageant la valeur du travail et en discutant du sens de leurs actions et de leurs missions. 

 

 

 

Dans ma circonscription, à Villeurbanne, il y avait des dizaines d’usines qui ont accueilli alors une importante immigration, car on manquait de bras. On les appelait les Ritals, les Spingoins, les Pollacks ou les Arabes. Ils vivaient côte à côte, mais surtout ils travaillaient ensemble pour autant d’objectifs communs, échangeant leurs pratiques puis, pour nombre d’entre eux leurs vœux, construisant par la parole et les ventres une identité diverse à ce territoire.

 

La loi Pacte vise à redonner aux entreprises leur place d’éléments fondateurs du corpus social.

 

Tout d’abord par sa présentation même en réforme systémique d’une vision de l’entreprise vivante : au cours de 73 articles, nous allons balayer toutes ses étapes, de sa création jusqu’à sa disparition possible mais en passant surtout par son développement et sa croissance.

 

Mais c’est aussi par son objectif clairement affirmé d’aider les entreprises à grandir que cette loi Pacte trace une ligne claire.

 

L’environnement entrepreneurial a changé passant d’une économie de rattrapage où la reconstruction puis la consommation sans limite pilotaient la croissance à une économie de l’innovation où les usagers et consommateurs sont plus alertes, plus exigeants et embrassent de nouvelles valeurs.

Dans ce contexte, grandir est indispensable, non pas pour maximiser des résultats mais pour se donner les moyens de disposer de capacité d’innovation.

La loi pacte veut anticiper cette évolution en aidant les entreprises à grandir, physiquement certes en simplifiant les seuils et stimulant l’export par exemple, mais aussi en responsabilité, en associant toutes les parties prenantes de l’entreprise à la gouvernance et à l’actionnariat de leur entreprise. 

C’est pour cela qu’elle consacre la notion d’intérêt social de l’entreprise et la nécessité de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux.

 

À l’heure de la Robolution et de la prise de conscience écologique, elle donne à nos entrepreneurs un socle légal à l’imagination, au génie et à l’esprit conquête de marchés en friche ou en devenir.

C’est une loi d’audace et de détermination, une loi cap vers la croissance de toutes nos entreprises de service comme d’industrie dans tous nos territoires, même les plus inattendus. 

 

Je vous remercie. "


1 commentaires

A propos du glyphosate

Le 15 septembre dernier, un débat sur le glyphosate a opposé les différents groupes parlementaires, non pas sur l’essentiel, qui est d’interdire l’utilisation de ce produit sous trois ans, mais sur les modalités de cette interdiction. 

Pendant plus d’une heure de débat dans la nuit, toutes les opinions ont détaillé leurs vérités. 

Lors de la première lecture du texte en mai dernier, un débat tout aussi riche avait conclu à une feuille de route précise afin de responsabiliser la filière à s’engager et à collaborer sur une sortie définitive du glyphosate sous trois ans, en avance sur toutes les recommandations européennes. 

Tout l’hémicycle est d’accord sur l’interdiction de cette substance sans aucune ambiguïté. 

 

Des moyens et des étapes ont été ainsi définis avec un engagement de légiférer sur l’interdiction si les solutions n’étaient pas là en temps et en heure sous forme de ppl (proposition parlementaire de loi). 

A la suite de ce débat et de ce vote, les réactions ont été nombreuses et parfois agressives, c’est pourquoi il me paraît important de préciser certains points et de répondre aux questions qui m’ont été posées, ici :

 

- Vous avez voté contre l’interdiction du glyphosate !

C’est faux, je suis pour l’interdiction du glyphosate, comme tous mes collègues députés et le Président de la République. 

Le débat qui a eu lieu le 15 septembre à l’Assemblée Nationale, portait sur les modalités de cette interdiction sous trois ans : faut-il ou non écrire cette date dans la loi ou bâtir une stratégie de sortie avec les parties prenantes (industriels, agriculteurs, institutions de recherche...) ? C’est ce que nous avons voté.

- Pourquoi on ne peut pas interdire le Glyphosate immédiatement ?

Nous sommes conscients des dégâts considérables que cette substance a générés depuis de nombreuses années, mais aussi conscients qu’il faut trouver des alternatives rapidement et trois ans est un délai tendu pour les acteurs de la filière : c’est un processus complexe incluant la recherche scientifique, la production de produits alternatifs, les changements d’habitude des exploitants agricoles, etc... Nous préférons l’action et le dialogue avec les véritables parties prenantes : des moyens et des étapes ont été ainsi définis avec un engagement de légiférer sous la forme de PPL (proposition parlementaire de loi) sur l’interdiction si les solutions n’étaient pas là en temps et en heure. 

- 3 ans de plus peuvent-ils suffire pour sortir du glyphosate ?

Nous sommes, avec le Président de la République engagés à interdire et éliminer de toute activité le glyphosate sous trois ans. La France est le SEUL pays au Monde à avoir pris un tel engagement et nous négocions avec la communauté européenne pour que l’Europe s’engage sur 5 ans, alors qu’actuellement elle prévoit 10 ans. Le problème de l’utilisation du glyphosate n’est pas que Français, il est Européen, Mondial. En France, nous mettons en place un plan d’action sous la supervision d’une commission parlementaire transpartisane. Ce qui n’a jamais été fait par les gouvernements précédents. Si les étapes prévues ne sont pas atteintes d’ici un an, nous avons le pouvoir coercitif de présenter une proposition parlementaire de loi pour interdire le glyphosate immédiatement.

- Quel est ce plan d’actions ?

Il y a tout d’abord le plan « sortie du glyphosate » qui a été élaboré par les Ministres de la Transition écologique et de l’agriculture et qui comprend plusieurs mesures nouvelles emblématiques dont notamment le renforcement des actions d’accompagnement des agriculteurs et le suivi régulier des quantités vendues et utilisées en France (pour plus de transparence).

Puis, le plan Ecophyto II+ lancé en juillet 2018, qui prévoit notamment que dorénavant les renouvellements des autorisations de mise sur le marché de produits contenant du glyphosate, ne seront délivrées par l’ANSES que pour 3 ans maximum et ne seront pas reconduites pour les usages pour lesquels des alternatives existent déjà, soit plus de 80% des surfaces.

La mobilisation des filières et le lancement dès fin septembre d’une mission parlementaire pour suivre la réalité de cette sortie du glyphosate.

- Etes-vous influencé par les lobbies de l’agro-chimie ?

Absolument pas. Je suis tout à fait conscient des dégâts sur la santé causés par le glyphosate et donc je suis pour qu’on trouve des alternatives et qu’on aide les agriculteurs à se diriger vers ces alternatives. Cela me paraît plus constructif.

 


5 commentaires

Loi Pacte : gros plan sur l'innovation

Je viens de participer à une réunion très spécifique sur le chapitre du financement de l'innovation que va couvrir la loi pacte : il s'agit de stimuler la créativité des start up françaises par des subventions, de mieux les protéger en revoyant le système des dépôts de brevets et d'encourager les grands centres de recherche français à aller vers l'entreprise pour développer une culture entrepreneuriale des chercheurs.


1 commentaires

Première étape de la loi PACTE

En tant que vice président de la commission spéciale pour la loi Pacte (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises), je participe aux auditions des experts et professionnels qui ont débuté cette semaine. C'est la première étape du long travail de construction de cette loi qui vise à équilibrer compétitivité économique et justice sociale. 

Cette première phase d'auditions va durer jusque fin juillet, puis le travail législatif continuera en commission, avec mes collègues parlementaires, pour débattre ensemble des points importants et ambitieux que nous souhaitons porter dans cette loi PACTE!


0 commentaires

Premier colloque sur les partenariats économiques et financiers de la Diaspora Africaine

Je suis convaincu que les pays africains et la France qui partagent tant d’Histoire, doivent construire ensemble un futur basé sur la confiance, le partenariat et la collaboration économique.

J’avais accompagné l’hiver dernier le Président de la République lors de son voyage à Ouagadougou où il avait prononcé un discours historique sur les bases de cette nouvelle relation entre la France et l’Afrique.

Aujourd’hui, s’est tenu à l’Assemblée Nationale le premier colloque sur les partenariats économiques et financiers de la Diaspora Africaine sous le haut patronage de ma collègue Madame Sira Sylla Députée de Seine Maritime.

Ce colloque a permis de souligner l’importance de la Diaspora Africaine dans la construction de ces nouveaux rapports entre la France et les pays africains. Elle permet, au delà de l’impact économique, de les distinguer, de les connecter au public français et de solidifier les liaisons commerciales et culturelles. 

Aujourd’hui, un morceau de ce formidable continent était accueilli dans le palais Bourbon.


0 commentaires

QAG sur les conséquences du retrait des USA de l'accord iranien

Lors de la séance des Questions au Gouvernement, cet après midi, je me suis adressé au Secrétaire d'état auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères Jean-Baptiste Lemoyne sur les conséquences potentiellement dommageables pour nos entreprises françaises du récent retrait unilatéral des Etats Unis d'Amérique de l'accord iranien.


0 commentaires

Intervention au sujet du projet de loi sur la protection des données personnelles


Lire la suite 0 commentaires

Amendement relatif à la loi de programmation miltaire

Pas plus tard que cet après midi, j'étais dans l'hémicycle où avait lieu le débat en séance publique sur la loi de programmation militaire, dans lequel je défendais mon amendement. En tant que député de la majorité présidentielle, je veille, au côté de la Ministre des armées, Mme Florence Parly, à ce que l'innovation ne soit pas marginalisée dans le budget de la Défense.


1 commentaires

Amendement relatif à la protection des données personnelles

Cette nuit, j’étais dans l’hémicycle pour défendre en séance publique mon amendement dans le projet de loi relatif à la protection des données personnelles. Aller plus loin dans ce domaine est aujourd’hui une nécessité.

Télécharger
Amendement Bruno Bonnell sur la protection des données personnelles
Pour lire le texte de l'amendement, il suffit de le télécharger...
20180201_Amdt_D.BBonnell_ProtectionDesDo
Document Adobe Acrobat 3.9 KB

0 commentaires

Projet pour une société de confiance, droit à l'erreur et dons de jours de congés

Ces jours-ci à l'Assemblée Nationale, nous préparons les textes de lois qui seront présentés au 1er trimestre 2018.

Nous avons travaillé sur "le droit à l'erreur" : à savoir, le changement d'attitude de l'administration vis à vis des usagers. Il arrive parfois qu'on fasse des erreurs involontaires dans nos déclarations, dans les documents à remplir pour l'administration... Dorénavant, si on est de bonne foi et qu'on reconnaît ses erreurs, on ne sera pas sanctionné.

C'est une loi très positive, qui est faite pour rétablir la confiance.

Une autre loi qui a été votée cette semaine permet à des personnes de faire don de jours de congés à leurs collègues qui ont besoin de temps pour s'occuper de parents ou enfants malades. Je trouve que c'est une très belle idée et aujourd'hui, c'est devenu une très belle loi.


0 commentaires