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Ce qui se dit en circo est essentiel

Je me suis engagé dans le champ politique après 35 ans d’activité professionnelle sans aucune carte de parti parce que le projet d’Emmanuel Macron est pour moi la meilleure réponse à la réalité du monde d’aujourd’hui.

Mon mandat de représentant national est entièrement dédié à soutenir le programme présidentiel et de la République en Marche. J’ai bien sûr lu les critiques et observations sur mon activité et n’y ai jamais répondu car je travaille à ma manière, respectueux des règles mais peu intéressé par la politique opportuniste. Par conséquent, j’interviens dans un débat quand cela me paraît opportun et n’encombre pas les lois d’amendements si ce n’est pas nécessaire. 

Nous avons énormément de transformations à effectuer et j’ai constaté de nombreuses fois que, sous couvert de démocratie, on pollue les débats d’amendements, d’obstructions, ou de tactiques politiciennes. Les évaluations des travaux de députés en fonction de leur nombre de prises de paroles poussent à une surenchère d’amendements dans laquelle je ne rentre pas. 

Si les français ont choisi de porter dans l’hémicycle la parole de représentants de la société civile, c’est justement pour l’innerver de nouvelles attitudes et pratiques.

 

J’ai à ce jour porté deux amendements. 

Le premier sur le droit moral de chaque individu sur ses données personnelles. Il a été proposé trois semaines avant le scandale FaceBook sur l’utilisation abusive de données personnelles lors des élections américaines. Rejeté alors par le gouvernement, la propriété des données personnelles reste d’une actualité brûlante et fera l’objet d’autres textes à venir. 

Le second portait sur les budgets consacrés à la recherche et notamment dans les domaines de l’Intelligence artificielle et de la robotique dans le budget des armées. Présenté lors de la lecture de la loi de programmation militaire, il a aussi été rejeté tout en soulignant que c’est une priorité pour la performance de nos armées.

Voici deux exemples de mon action à l’Assemblée Nationale : utiliser mes expertises pour faire progresser les lois. D’autres viendront bientôt sur la future loi sur la transformation d'entreprise. 

Les jugements à l’emporte pièce sur l’activité parlementaire de chacun des députés seront révisés dans les prochains mois lorsqu’on réalisera l’impressionnante masse de travail à laquelle tous ont contribué, chacun dans son style et sa méthode.

 

Venons-en maintenant à mon activité en circonscription. 

Un portrait dans un magazine du week-end reporte une phrase qui, sortie de son contexte, paraît arrogante et méprisante envers les Villeurbannais: « ce qui se dit en circo, j’en ai rien à foutre ! », exclamation péremptoire et provocante qui a dû réjouir la journaliste qui l’a saisie au bond au milieu d’une conversation.

J’ai pour principe depuis de nombreuses années de respecter la liberté de la presse et de ne jamais commenter les articles à mon sujet. J’ai appris au fil des ans que certaines de mes actions et positions sont appréciées et d’autres non. Je suis un homme de convictions et je les exprime toujours directement au risque de déplaire ou de choquer. J’ai bien prononcé ces mots.

Je devrais, comme à mon habitude, ne pas réagir en acceptant l’opinion exprimée mais la polémique autour de cette phrase m’oblige à une clarification.

J’ai bien prononcé ces mots... mais en réponse à une question précise de la journaliste sur ce que l’on disait de moi en circonscription et notamment ce que disaient sur moi mes adversaires politiques. 

Ma phrase prend du coup une autre tournure car je signifiais à la journaliste que je me moquais de ce que l’on disait de moi et non pas de ce que l’on disait à Villeurbanne en général. 

 

De nombreuses associations, des responsables d’institutions, des professeurs des écoles, des particuliers, que j’ai rencontrés savent que je porte une attention extrême à leurs demandes et avis. J’ai fait de l’écoute une méthode pour agir. 

 

Ce que l’on dit de moi m’est égal, seul compte ce que je peux faire, avec mon équipe, pour ma circonscription dans la limite de mes pouvoirs. La République étant organisée, ce ne sont pas des pouvoirs municipaux qu’il faut distinguer. C’est toutefois une responsabilité qui permet de résoudre et de faire avancer certains problèmes.

 

Notre ligne de conduite restera : Les paroles s’envolent, les actions restent. 

 

Chères Villeurbannaises et Villeurbannais, j’ai été élu pour vous représenter. 

J’ai dit lors de mon élection que je ne briguerai pas de deuxième mandat de parlementaire. Je n’ai donc aucun enjeu de réélection et consacre toute mon énergie au bien de ma circonscription. Cela veut dire que je n’entre pas dans un jeu électoraliste qui brouille trop souvent l’attitude des élus.  

J’ai, conformément à mes engagements de campagne laissé complètement de côté mes activités professionnelles et suis aujourd’hui totalement investi dans la transformation de notre pays qui aura des conséquences pour Villeurbanne. Mon objectif est qu’elle soit une ville apaisée où chacun puisse choisir sa vie. 

Je comprends que mon style direct puisse bousculer des habitudes et réveiller des oppositions mais personne ne doit douter de ma passion pour notre ville. 

Je crois en son potentiel exceptionnel, en ses valeurs de diversité, en sa position unique au coeur d’une Métropole européenne, à sa farouche identité et à sa capacité de se réinventer. 

Si je suis singulier, si j’apparais comme indompté comme le dit la presse, c’est parce que je défends nos valeurs sans concession ni compromis. 

Je n’ai reculé devant aucun débat, aucune question, aussi intime soit-elle lors de la campagne. Je ne reculerai pas plus devant les commentaires orientés qui visent à me déstabiliser. 

Je remercie de leur confiance ceux qui me l’ont accordée et tacherai de convaincre les autres par mon action. 

 

Ce qui se dit en circo est non seulement essentiel mais est la seule chose qui compte pour vous représenter tous fidèlement.

 


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Commentaires: 5
  • #1

    Montégu (lundi, 02 avril 2018 17:00)

    Je n’ai pas pour habitude d’écrire sur des blogs, mais je fais exception :
    La réponse de Bruno BONNELL était nécessaire et obligatoire car les propos de la journaliste étaient infamants.
    La liberté de la presse est indispensable mais pas celle de sortir les phrases de leur contexte.

  • #2

    SALVAT (lundi, 02 avril 2018 20:28)

    je ne sais que penser de vous.
    Vos propos lors d'interviews télévisées pouvaient séduire et entraîner la conviction ; il ne m'est pas agréable de penser que j'ai pu être dupé.
    Votre réponse ci-dessus veut rétablir le cap : selon vous, vous avez été victime d'une certaine malveillance de la part du journaliste et Voltaire nous a appris que l'on pouvait parvenir à une condamnation de quiconque à partir de quelques mots prononcés.
    Dites moins souvent ; "j'ai raison et les autres ont tort"....cette même arrogance des députés LREM donne du corps à un jugement global qui vous revient individuellement.

  • #3

    dédé (lundi, 02 avril 2018 21:03)

    Votre temps de présence dans l'hémicycle est une HONTE.

    Acceptez-vous de vos salariés qu'ils ne glandent rien ?

  • #4

    paroles paroles paroles (lundi, 02 avril 2018 22:32)

    Le travail de M.BONNELL à l'assemblée en chiffres: https://www.nosdeputes.fr/bruno-bonnell

    Grand travailleur au service de sa circonscription et de l'Etat!
    Vaste de blague, si vos anciens employés étaient aussi peu assidus que vous, qu'auriez-vous fait???
    Vous volez l'Etat!

  • #5

    ElecteurDéçu (lundi, 02 avril 2018 23:02)

    Franchement vous me faites marrer les élus LREM :( C'est pas vous qui avez engendré la "Grande Loi de Moralisation de la vie publique" ?
    Autant quand je lis votre explication par rapport aux paroles sorties du contexte par le journal, je dis "bon okay....."

    Ils me font marrer les LREM à se dire "sur le terrain", comme la député qui sur une chaîne télé ne savait même pas ce qu'il se passait à Mayotte (ni même que Mayotte était un archipel), en prétextant qu'elle avait ses propres dossiers à gérer...
    Un scandale que des glandeurs pareils soient payés ainsi.... vous êtes censés fabriquer la loi au bout d'un moment bordel !!!??? Vous les députés en Marche vous êtes vraiment la seule véritable génération dorée, 312 glandeurs qui vont empocher 7000€ publics de salaires par mois pendant 5 ans ! soyez surs que vous ne serez plus jamais autant à être élus la prochaine fois ! Bonne fin de mandat !! è_é