A propos des élections italiennes

Retour sur l’émission « politiquement show » d’Arlette Chabot sur LCI de lundi soir, où j’étais invité pour revenir à chaud sur les élections italiennes.

On arrive à la fin d’un cycle normal de l’histoire avec un renouvellement des générations d’élus politiques. Il y a des systèmes qui ont montré leurs limites et deux tendances de fond qui se dégagent : ce que j’appelle les populistes qui cherchent les coupables du passé et les progressistes qui cherchent les responsables dans l’avenir.

Dans ce flottement se construisent des alliances paradoxales nourries par la raison, la colère ou la résignation.

 

Il ne faut pas faire d’amalgame : l’Italie subit l’impact de l’immigration dans sa politique interne car elle est en première ligne géographiquement parlant, donc ce n’est pas un vote à analyser sur le plan européen mais un vote purement italien. `

Nous devons nous attendre à ce que le phénomène migratoire prenne de l'ampleur dans les années qui viennent, les solutions ne seront pas des solutions de partis mais des solutions de gestion digne et effective.

 

Une partie de l’opinion a une réelle angoisse liée à l’immigration et vote en fonction, une autre partie est désespérée par la situation économique et se tourne aussi vers ce type de solutions extrêmes mais les motivations ne sont pas les mêmes. 

Les perceptions de l’actualité divergent d’un pays à un autre, notre analyse de l’actualité de l’Italie se fait par le prisme français. Je me suis rendu en Allemagne la semaine dernière au Bundestag et leur vision des politiques migratoires et de leur impact sur les résultats des élections est encore différente de ce qu’on imagine.

En revanche, c’est bien à l’échelle de l’Europe que l’on trouvera les solutions collectives et efficaces. Construire l’Europe prend du temps, les échecs forment une route qui mènera à la réussite et dans l’attente il faut nous montrer patient et confiant.

 

On est dans un contexte particulier avec un phénomène migratoire exogène a un pays seul. En France le projet de loi Asile et Immigration de Gérard Collomb, ou les réformes de l’économie sont là pour nous protéger de ce type de réaction que l’on voit aujourd’hui en Italie, même si les mêmes causes n’entraînent pas les mêmes effets. L’extrême droite italienne n’est pas l’extrême droite française. 

Il faut tirer les leçons justes de l’actualité et avoir à l’esprit que des mesures fermes et dignes devront constituer le socle de lendemains sereins. 


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