Le Grand Oral des Grandes Gueules

J’étais ce midi, l’invité du grand oral des Grandes Gueules sur RMC. J’ai été interpellé sur plusieurs points d’actualité :

 

L’ affaire Nicolas Hulot : peut-on/doit-on parler d’une affaire ?

Oui ! L’affaire Nicolas Hulot c’est celle d’un homme blessé par la rumeur et les soupçons autour d’une affaire classée par la justice. Il a eu raison de parler. 

La parole libérée doit aller dans les deux sens, celles des femmes harcelées ou agressées bien sûr , et je les soutiendrai systématiquement, celle de toute personne qui est  accusée sans preuve. 

 

 


Sur le permis de conduire :

Il y a des réglementations concernant le permis de conduire, il ne peut être entièrement modifié dans ses modalités en un claquement de doigts. Il est vrai cependant, que nous devons trouver des solutions d’urgence car le permis de conduire est nécessaire souvent pour permettre d’accéder à l’emploi. Il faut donc traiter un problème immédiat et probablement réfléchir à une évolution du permis. 

 

Sur le travail législatif à l’Assemblée nationale :

La société civile présente dans cette mandature va se réveiller de plus en plus et impulser un second souffle. Nous sommes en train d’exécuter le programme présidentiel mais cette société civile est en train de se roder au travail parlementaire et à ses subtilités, et va proposer de nouvelles idées et aller encore plus loin. Il y aura un second souffle d’En Marche, j’en fais le pari. On doit poursuivre la transformation profonde du pays. Personnellement c’est ce que j’ai fait encore cette semaine sur le projet de loi relatif aux données personnelles. 

 

Sur la polémique liée à la présence insuffisante des députés dans l’hémicycle :

Je veux dire qu’on hérite au 21ème siècle de traditions et de mécaniques d’un autre temps. Il y a un certain nombre de lois techniques et de réglementations qui pourraient se voter à distance, avec en parallèle une présence obligatoire lors du vote solennel

Il y a un équilibre délicat à trouver entre nos présences à l’assemblée pour notre travail de législateur du mardi au jeudi, notre présence en circonscription pour notre travail de représentation le lundi et le vendredi, et notre travail de pédagogie de la refonte du pays. Il ne faut pas infantiliser les députés, je pense que nous sommes tous des personnes responsables et je ne connais aucun député qui manque à ses devoirs.

 

Sur l’économie :

Nous sommes dans un mouvement où on veut libérer l’énergie des entreprises. On privilégie l’investissement, ce qui est fondamental tout en protégeant les plus faibles. Il faut accepter l'idée qu’il va falloir trouver d’autres solutions que celles de toujours faire les choses dans l’urgence ou de ne regarder que les dépenses à réduire. Gouverner c’est prévoir à moyen et à long terme. C’est ce que nous faisons concernant l’immigration, le changement climatique, ou encore sur la formation professionnelle en cherchant à valoriser le vrai travail pour résoudre nos problèmes de chômages.  La vraie révolution, c’est de se donner plus de visibilité, plus de temps, pour transformer plus profondément.

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