Un député en marche

J’avais annoncé que j’attendrai un trimestre avant de commencer à m’exprimer auprès des Villeurbannaises et Villeurbannais sur mon travail de député. Je voulais me donner le temps d’apprendre, d’organiser ma nouvelle vie et de tracer quelques perspectives de mon action à venir.

Trois mois après mon élection, il est temps de vous rendre compte.

Ce dernier trimestre a été riche en découvertes et apprentissages des codes de l’Assemblée Nationale. 

Nous avons été très rapidement, dès la deuxième semaine de présence, plongés au coeur de la construction des lois dans des commissions qui sont des groupes de députés de tous les partis spécialisés dans un domaine, pour ma part, la commission des Affaires Sociales. L’opposition, plus aguerrie que nous, nous y a donné du fil à retordre à grands coups d’amendements, de blocages ou de modifications d’articles de loi et de discours répétitifs : la mention spéciale revient à la France Insoumise, constante dans sa logorrhée et ses moqueries sur notre méconnaissance des règles, que nous apprenions en temps réel. 

Vous avez certainement lu ou vu dans les médias certains commentaires peu élogieux sur nos premiers pas. Ils nous ont donné encore plus de courage et nous ont soudés. Le Groupe La République en Marche ( La REM), composé de personnalités diverses, est solide dans son unité et déterminé vers l’objectif qu’est la mise en place du programme présidentiel.

Nous avons donc dû faire nos classes tout en réussissant à voter 18 textes dont deux lois majeures : celle qui habilitait les ordonnances sur le travail qui seront votées définitivement au mois de novembre. Mais dont certaines dispositions s’appliquent dès lundi et la loi sur la moralisation de la vie politique, pour assainir les rapports entre la vie politique et la population et éviter des abus. Une performance dont nous pouvons être fiers !

 

J’ai également pendant cette période pris toutes les dispositions pour me libérer des fonctions opérationnelles que j’occupais auparavant. Les conseils d’administration ont été tenus et je ne suis plus en charge aujourd’hui des sociétés que je dirigeais. Les dernières signatures et démissions interviendront avant la fin de l'année 2017 en ce qui concerne mes fonctions non opérationnelles. Je conserve toutefois, en accord avec la CCI métropolitaine, mon rôle de Président du Conseil d’Administration d’EMLyon Business School, fonction bénévole et associative.

Mon bureau est au 3ème étage du bâtiment A (à droite)
Mon bureau est au 3ème étage du bâtiment A (à droite)

Après quelques semaines de repos, j’ai repris le chemin de mon bureau situé dans la tour A qui borde le portail principal de l’Assemblée Nationale. Il porte le numéro 6925 et si vous désirez m'écrire directement à l’Assemblée, l’adresse est : 

Bruno Bonnell

Assemblée Nationale bureau 6925  

126 rue de l’Université 

75007 Paris. 

Vous pouvez également me joindre par courriel à l’adresse suivante : permanence@brunobonnell-villeurbanne.fr .

Mon équipe parlementaire est composée de quatre collaborateurs :

- à Paris, Bertrand Prevost  m’assiste pour les relations internes, les recherches et les préparations de textes,

- à Villeurbanne, Anne Sophie Monné, assistante parlementaire et coordinatrice de toutes les opérations ;  Jean-Eric Sendé et Hadj Djennas, collaborateurs parlementaires, qui connaissent parfaitement Villeurbanne et ont pour mission d’organiser notre action dans tous les quartiers. 

Une meilleure connaissance des règles parlementaires me permettent désormais de mieux organiser mes semaines.

Les députés ont des obligations de présence en commission et dans l’hémicycle au moment de sessions parlementaires qui s'égrènent tout au long de l'année et auxquelles s’ajoutent les sessions extraordinaires. 

La semaine type commence le mardi matin avec des commissions, une réunion plénière avec le Groupe (300+ personnes) puis une session dans l'hémicycle à 15h jusqu’à 20h suivie d’une autre de 21h30 à 1h du matin. Le rythme est à peu près le même pour les autres jours jusqu’au jeudi. Les retards, dûs au sport national de l’obstruction parlementaire, qui consiste pour l’opposition à empiler les amendements pour faire traîner les discussions, entraînent des décalages pouvant nous bloquer pour la totalité de la semaine. Ne vous laissez pas abuser par les sièges vides à la  télévision ou les sites qui ne comptabilisent que les interventions en plénières, le rythme est intense et la fatigue réelle. En tant que chef d’entreprise, je travaillais beaucoup mais dans un champ d’activité précis. Le député doit tout autant travailler mais sur des sujets divers (travail, sécurité, formation professionnelle…) qu’il doit étudier pour se faire une opinion en conscience et connaissance. J’ai tendance à penser que ce travail est plus consommateur d'énergie mentale que celui de chef d’entreprise.

 

La conséquence de ces obligations et de ce rythme est que le temps hebdomadaire disponible hors des sessions est de deux courtes journées augmentées de la fin de semaine. C’est là qu’il faut caler les divers rendez-vous en circonscription et autres obligations.

La prochaine session parlementaire est dite extraordinaire car elle se focalise sur la loi sur le terrorisme qui va se substituer à l’Etat d’urgence, qui ne peut par nature être renouvelé éternellement. Cette loi sera débattue dès lundi 25 à 16h pour être votée avant le début de la session ordinaire qui commence le 4 octobre avec la discussion essentielle du budget de la Nation dans le cadre du Projet de loi de finances publiques. À ce jour le texte comprend plus de 100 articles et 1500 amendements…Voilà de longues journées et soirées en perspective…

 

Je prendrai désormais le temps chaque fin de semaine de vous communiquer les faits marquants qui m’ont occupé et quelques indications pour les semaines suivantes. Cette information ne sera pas exhaustive pour des raisons de confidentialité mais vous permettra de mieux comprendre le rôle du député et d’éventuellement me donner des avis ou des orientations car, même si nous sommes techniquement des élus de la Nation, nous sommes issus d’un territoire spécifique et devons porter sa voix.


Nous dévoilerons ensemble vers la mi-octobre, à l’occasion de l’ouverture de notre permanence «originale », nos idées et propositions concrètes pour les communautés de notre ville. 

Respectueux du rôle des élus municipaux, elles se feront en totale transparence et concertation. 

La permanence à Villeurbanne, en travaux
La permanence à Villeurbanne, en travaux
Murielle Pénicaud, Ministre du travail défend les ordonnances dans l'hémicycle
Murielle Pénicaud, Ministre du travail défend les ordonnances dans l'hémicycle

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