Le moule à député est cassé !

Illustration de travail au séminaire 2017 des députés LaREM
Illustration de travail au séminaire 2017 des députés LaREM

Les récentes interpellations médiatiques sur une collègue qualifiée de députée fantôme et les diverses commentaires sur les réseaux sociaux sur les présences ou absences des parlementaires dans l’hémicycle ou aux manifestations nationales ou locales forcent à s'interroger sur la fonction et l'activité de la ou du député.

Lors des dernières élections législatives, la société civile est entrée en force dans l’Assemblée Nationale et le Groupe de la République en Marche, d’une ampleur inégalée de 314 personnes est constitué à 90% de primo députés. Nous avons été raillés pour notre inexpérience des «choses » publiques, notre gaucherie, nos méconnaissances et même parfois notre incompétence, par une opposition en choc de culture et par des médias prompts à la réaction épidermique. 

Ne nions pas qu’il a fallu quelques semaines pour maîtriser les codes particuliers de l’Assemblée Nationale où nous nous sommes tous engagés avec honneur et humilité. 

 

Il a fallu apprendre quand et comment prendre la parole, tout à la fois respecter le cérémonial et intervenir quand certaines frontières étaient dépassées, rester dans la bienveillance sans tomber dans la naïveté.

Il a fallu aussi nous connaître et nous reconnaître tant notre Groupe est diversifié dans sa nature, ses classes d'âge, ses expériences de vie, ou ses racines politiques. 

Il a fallu enfin nous retrouver sur l’essentiel, notre volonté de transformer notre pays autour du programme de campagne et du Président de la République tout en gardant nos identités.

Le résultat de ces apprentissages est une intelligence collective jamais vue dans la vie politique française, constituée de l’association de talents représentatifs de notre société. Un Groupe de femmes et d’hommes qui allient et conjuguent leurs savoirs, connaissances, bon sens, capacité d’observation et d’analyse pour réussir un grand dessein, celui de notre pays. 

Il y a un avant et un après cette élection. La coutume législative proposait un député standardisé qui gravissait pas à pas les marches d’un pouvoir formaté. Le député devait « faire » ceci ou cela pour satisfaire à ces images devenues sépia de sa fonction. 

Ce moule à député a été cassé par nos électeurs eux-mêmes. Ils ont choisi une députation du siècle, ancrée dans la société civile et placé leur confiance et leurs espoirs dans des femmes et des hommes conscients des enjeux et de la réalité quotidienne avec la mission sacrée de réussir à transformer notre pays après tant d'années d’immobilisme et de conventions. 

Le Groupe de la République en Marche ressemble tant à la France : constitué de personnalités indépendantes, fières de leurs territoires, pugnaces et résolus, il est gaulois et ultramarin, breton et vendéen, de toutes les couleurs et origines, défenseur de causes et plein de convictions mais uni par un engagement majeur. 

 

Même s’il  y a (et il y aura) des querelles et des opinions exprimées vertement, au-delà des fausses notes, les députés de La REM gardent chevillées au coeur leur cohésion et leur fidélité à leur engagement.

 

Chaque compétence est importante et notre diversité est un avantage politique unique. Notre nombre permet à chacun de puiser dans ses compétences pour apporter le meilleur au Groupe : certains seront actifs dans l'hémicycle pour contrer les vociférations de fronts insoumis, d’autres dans les commissions pour argumenter ou contrer les amendements aux lois nouvelles, d’autres encore iront dans les médias ou sur le terrain, à la rencontre des français pour expliquer inlassablement le sens de nos actions, tous seront solidaires dans l’action et malgré leurs dissemblances seront rassemblés.

 

 

Plutôt que les traiter, comme d’autres avec mépris, voire avec des insultes, j’encourage les médias et  les observateurs à élargir leurs analyses, à changer de référentiels et ne plus se contenter d'être comptables d’heures dans leurs jugements des actions des parlementaires. Qu’ils intègrent désormais, les temps d'échanges informels, d'écoute, de réflexions et d’assimilation de tant d’audaces nouvelles qui dépassent largement le cadre du nombre de minutes passées ici ou là. 

La bigarrure et la fraîcheur apportées par ces novices est porteuse d’espoir de renouveau pour demain. Ne les jugeons plus sur des critères d’hier. 


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