Bruno Bonnell, député La République en Marche dans la 6ème Circonscription du Rhône

Chères Villeurbannaises, Chers Villeurbannais,

 

La 6ème circonscription du Rhône est une exception en France métropolitaine. C'est la seule qui recouvre parfaitement le territoire d'une commune, Villeurbanne. L'autre exception se trouve sur l'île de La Réunion; il s'agit de la ville de Saint-Denis.

Cette situation conduit souvent à des ambiguïtés sur les rôles respectifs des différents élus du territoire:

Les élus municipaux assurent la gestion et le développement de la commune et les relations avec la Métropole de Lyon. Ils sont en charge entre autre de l'entretien de la voirie et des espaces publics, de la police municipale, des écoles, des délivrances de permis de construire, des crèches municipales... Le Maire et ses adjoints ont toute autorité sur la répartition du budget et des choix qu'ils font chaque année pour le développement social et économique de la cité.

Le rôle du député est très différent. C'est un élu local qui représente le territoire au niveau national. Il porte la voix villeurbannaise à l'Assemblée Nationale pour représenter les électeurs qui lui ont confié ce mandat. Il partage son temps entre Paris et sa circonscription. La première responsabilité du député est de voter le cadre législatif français. Il a des obligations de travail en commission, d'auditions et de présence dans l'hémicycle, particulièrement intense dans cette première partie de mandature où de nombreuses lois transformatrices sont en discussion. Elles concernent des révolutions du quotidien dans les domaines de l'emploi, la sécurité, le logement, et bientôt la formation professionnelle, le chômage et la retraite.

Le député n'a aucune autorité sur les décisions de la municipalité si ce n'est une capacité de dialogue ou d'alerte de situations difficiles. Il peut néanmoins aider la Mairie à disposer de moyens supplémentaires qui dépendent de l'Etat. C'est en ce sens qu'il plaide à Paris pour son territoire pour demander plus de forces de police nationale, de budget de formation ou de soutien aux initiatives culturelles par exemple. 

Les deux rôles, municipal et parlementaire, sont complémentaires dans le dispositif démocratique national. Ils doivent partager les informations et chercher ensemble des solutions pour le bien-être des habitants. C'est en ce sens que des échanges réguliers avec la mairie permettent une collaboration fructueuse, au delà de toute querelle partisane. Il est essentiel toutefois que soient distingués leurs zones d'intervention pour éviter les frustrations et établir leurs responsabilités respectives.

J'ai déjà pris des contacts avec Monsieur le Maire pour établir une ligne claire d'information réciproque. Les circonstances ont décalé un rendez-vous mais la volonté de dialogue et de collaboration est établie. 

Je ferai, comme je m'y suis engagé, tout mon possible pour améliorer le quotidien des Villeurbannaises et Villeurbannais sur les trois fronts prioritaires que j'avais définis pendant la campagne : l'emploi, la sécurité et la cause particulière du handicap.

En ce qui concerne l'emploi, c'est un défi de longue haleine qui comprend plusieurs batailles : celle de l'orientation et de la formation des jeunes, le développement et la valorisation de l'apprentissage et l'attractivité de la ville pour attirer des entreprises. Toutes les énergies doivent être mises à contribution : le quartier, la ville, la Métropole, la Région, l'Etat... Il n'y a pas de fatalité au chômage. Je m'emploierai à les stimuler.

Pour le volet sécurité, je me réjouis que le Ministère de l'Intérieur ait déjà pris des mesures de renforcement des forces de l'ordre dans la Métropole de Lyon. Les lois à venir sur la police de sécurité du quotidien lui donneront des moyens d'agir notamment sur les incivilités, sources de nombreuses dérives. 

 

 

 

 

Néanmoins, tout dispositif de contrôle et d'intervention doit être complété par des dialogues au sein des associations dynamiques qui sont un des atouts de notre ville. 

 

J'ai organisé mon équipe de collaborateurs pour que nous soyons disponibles, à l'écoute et efficaces dans l'assistance que nous pouvons leur apporter. 

Pour le handicap, je reste personnellement  à l'écoute de toutes les demandes pour y porter la plus grande attention et trouver des solutions avec les associations actives dans le domaine.

 

J'ai commencé à rencontrer un certain nombre de concitoyens dans leur quartier et je continuerai pour mieux appréhender leurs problèmes dans leur cadre de vie. Ainsi, au Tonkin, à Saint-Jean, et bientôt à la Perralière ou aux Gratte-Ciel, j'ai recueilli des remarques et questions. Cette phase d'écoute est essentielle pour dresser les priorités. Elle permettra un dialogue de meilleure qualité avec la Mairie.

 

Je me suis engagé auprès de vous à consacrer mon énergie à cette transformation de notre pays et à améliorer notre situation quotidienne. 

J'ai depuis mon élection abandonné tous mes mandats opérationnels dans mes entreprises et je n'ai plus que des rôles de représentation qui prendront fin d'ici décembre 2017. 

Ma permanence sera ouverte d'ici la fin du mois d'octobre dans un espace ouvert et convivial ou pourront se tenir des rendez-vous. Je vous dévoilerai dans les prochaines semaines les nombreuses idées que nous avons avec mon équipe pour que ce lieu devienne un centre d'échanges et de collaboration entre les forces vives de Villeurbanne.

Soyez convaincus en attendant que je mets toute mon énergie à vous représenter fidèlement à l'Assemblée Nationale et à comprendre les enjeux de notre territoire pour une meilleure qualité de vie villeurbannaise. 

 

Bruno Bonnell



Rencontre avec une délégation des représentants de la coordination des parents d'élèves des écoles primaires

Hier soir j’ai rencontré à mon bureau de Villeurbanne une délégation des représentants de la coordination des parents d’élèves des écoles primaires. Nous avons échangé sur les problématiques scolaires de la circonscription : disparition des emplois aidés, surcharge administrative des directions d’écoles, assistance aux élèves en situation de handicap, mutualisée ou individuelle, classes de maternelle surchargées... Aucun sujet n’a été esquivé dans un dialogue constructif. J’ai expliqué que je chercherai des solutions en collaboration avec les services municipaux, certaines urgentes et d’autres plus pérennes. Nous avons prévu de nous recontacter rapidement pour des réponses concrètes notamment sur le problème des assistants de vie scolaire pour les élèves en situation de handicap.


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Glyphosate : en réponse aux élus villeurbannais du groupe Rassemblement Citoyen – EELV – FdG

Mesdames et Messieurs les élus villeurbannais du groupe Rassemblement Citoyen – EELV – FdG

 

Vous m’avez interpellé publiquement au sujet de mon vote s’opposant à l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate sous trois ans.

J’ai pourtant à de nombreuses reprises par voie de presse ou sur les réseaux sociaux, exprimé mon total accord avec l’interdiction de cette substance toxique, supportant l’ambition de la France d’en interdire l’utilisation sous trois ans contre cinq à dix dans les autres pays d’Europe.

Il n’y a donc aucune ambiguïté dans mon engagement et ma position.

Ce vote n’a jamais eu pour objet de « s’opposer à une interdiction du glyphosate avant 2021 » comme l’écrit Madame Zémorda Khelifi mais de décider si nous inscrivons cette interdiction dans la loi.

L’explication de mon vote tient en trois raisons :

- La première est un point de méthode :

Au vote alibi d’une assemblée pressée qui vérifiera en 2021 si les alternatives sont en place et sanctionnera à défaut, j’ai préféré le dialogue sous contrôle parlementaire transpartisan dès le 27 septembre 2018  entre les parties prenantes, chercheurs, fabriquants, usagers professionnels ou particuliers pour mettre en place des solutions de substitution pérennes à l’horizon 2021.

Cette commission spéciale a le pouvoir à tout moment de réinscrire les obligations dans la loi si elle constate une dérive des négociations en forçant une proposition de loi parlementaire coercitive.

 

- La deuxième raison est de confiance envers les experts :

Mathieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot et porteur de l’amendement à voter, s’est déclaré favorable à l’option de la commission spéciale. Son expertise dans le domaine étant reconnue, j’ai associé ma confiance à la sienne.

 

 - La dernière raison est d’apaisement :

Pleinement conscient de l’importance et l’urgence des causes écologiques, je ne peux que constater que l’impatience conjuguée à certains comportements radicaux, tend le dialogue démocratique. Je vois grandir l’incivilité numérique et les interpellations aussi vulgaires qu’inutiles sur les réseaux sociaux, j’observe le début d’actions violentes dans une partie extrémiste des causes écologistes qui n’hésitent plus à dégrader voire à détruire des outils de travail agricole ou commerciaux, je lis des tribunes de plus en plus agressives et dogmatiques... Je pense qu’en stigmatisant et en mettant hors la loi les éventuels contrevenants à notre objectif commun d’éradiquer le glyphosate nous amplifierions la tension déjà palpable et prenons un risque d’issue chaotique des débats.

 

Pour ces trois raisons, méthode, confiance et apaisement, j’assume totalement ce vote et garde ma porte ouverte à toute contradiction tant qu’elle ne déformera pas l’objet de ma décision et surtout qu’elle reconnaîtra que nous avons tous un objectif commun.

Meilleures salutations républicaines

 

Bruno Bonnell, Deputé de Villeurbanne, 6ème circonscription du Rhône


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La loi pacte: un champ d’innovation pour les Commissaires aux Comptes !

Comme suite aux nombreux messages reçus de Commissaires aux Comptes quant à mon vote sur les nouvelles règles de leurs interventions en entreprise, je souhaite apporter les précisions suivantes. 

 

Avant d’être élu, j’ai été entrepreneur, membre de Conseil d’Administration de sociétés de diverses tailles, de la PME au groupe du CAC 40, de diverses natures, privées, cotées, locales, internationales, de divers secteurs, banque, assurances, numérique, agroalimentaire... J’ai côtoyé pendant 35 ans de très nombreux cabinets de commissaires aux comptes, parfois quasi individuels, parfois faisant partie de réseaux internationaux.... Je connais bien leurs missions qu’on décrit comme « essentiellement légales », de vérificateurs de la conformité et de la sincère et fidèle représentation des comptes publiés d’une société. 

 

Un Commissaire aux Comptes obtient sa certification d’aptitude aux fonctions de CAC après un master en expertise comptable (DSCG), ou depuis juillet 2013, un master de n’importe quelle filière doublée d’un certificat préparatoire aux fonctions de CAC. Dans tous les cas, il fera un stage de trois ans chez un de ses pairs.

Je précise ce parcours pour expliquer que ce sont des profils riches de connaissances, en comptabilité certes, mais pas forcément uniquement, en droit et en expériences professionnelles éprouvées par le stage.

 

Observateur indépendant par essence, il ne peut être juge et partie, et ne peut s’impliquer dans la gestion des entreprises qu’il audite. Néanmoins, sa certification rigoureuse et les responsabilités sur le contrôle et la sécurisation des procédures tant internes qu’envers l’écosystème de l’entreprise impliquent un dialogue objectif et permanent avec le chef d’entreprise sur ses résultats, objectifs et stratégies. 

Le CAC connaît parfaitement les conséquences de ses certifications, avec ou sans réserve, et de son devoir d’alerte. Sa grande capacité d’écoute et d’échange pour une bonne évaluation des risques est indispensable. Elle dépasse largement une analyse mécanique des chiffres.

Bien conscient de la distinction avec le métier d’expertise comptable, j’ai eu l’honneur de parrainer la prestation de serment des 114 impétrants à l'Ordre des experts-comptables de Rhône-Alpes en 2017. À cette occasion, j’avais d’ailleurs précisé que les fonctions comptables allaient encore évoluer, plus seulement dans la forme mais aussi dans le fond avec l’arrivée des sociétés “temps réel” dans lesquelles la tenue de comptes permanents pourrait devenir la règle.

Cela imposerait probablement encore plus d’Intelligence Artificielle et il leur faudrait alors réfléchir à redonner un sens à leurs actions, probablement en en amplifiant l’aspect humain. Nombre d’entre eux semblaient d’accord avec moi et certains étaient sur une trajectoire professionnelle vers le Commissariat aux Comptes. 

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